Dieu seul pardonne (Mc 2,7), car son pardon remet nos dettes et, bien plus, peut effacer le mal qui est en nous, nous redonner un cœur neuf et nous rétablir dans son amour

Dieu pardonne parce qu’Il est miséricordieux. La miséricorde est l’être intime de Dieu et Dieu est un abîme de miséricorde. Cela nous le savons de façon certaine parce Jésus-Christ nous l’a appris (le fils prodigue Lc 15, 11-24).

L’ Église ne cesse de témoigner de cette miséricorde de Dieu à travers toute sa vie liturgique et sacramentelle.

Le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation a été institué par Jésus-Christ (Jn 20, 22-23), pour remettre les péchés commis après le baptême et ce pouvoir a été donné aux apôtres, à leurs successeurs les évêques et aux prêtres délégués par eux. Le pénitent qui se confesse s’adresse au Christ, que le prêtre représente, et le pardon, exprimé par le ministère de l’Eglise dans l’admirable formule d’absolution, est bien l’œuvre de la grâce de Dieu.

Une bonne confession, dans la mesure du possible, doit être courte, claire, concise, complète. Pour ce faire il sera nécessaire de s’y préparer par un temps de silence pour nous permettre de disposer notre cœur à l’écoute. Notre prière pourra se tourner vers Marie qui veut la conversion des pêcheurs et qui, en ce moment, est pour nous le modèle de cette attitude d’humilité et de silence du cœur.

Pour nous aider à cette préparation il pourra être utile de nous examiner à la lumière des Dix Commandements :

« TU N’AURAS PAS D’AUTRE DIEU QUE MOI » (Ex 20,2)

Quel temps donné à la prière et quelle qualité de prière ? Quelle pratique de la confession et de l’eucharistie ? Quel soin pour nourrir la foi ? Quels sont les idoles que je peux suivre : argent, orgueil, possessions, désir d’avoir raison…? Suis-je allé voir du côté de l’occultisme, de la voyance, de l’horoscope, de pratiques contraires à la foi chrétienne ?

« Mes biens aimés, fuyez le culte des idoles » (1 Co 10,14)

« TU NE PRONONCERAS PAS À TORT LE NOM DU SEIGNEUR » (Ex 20,7)

Quel est mon respect de Dieu et comment est-ce que je le manifeste ? Quel regard porté sur Dieu quand je rencontre une difficulté ou un malheur ? Est-ce que j’aspire à obéir à la volonté de Dieu ? Et mon obéissance à l’Eglise ? Le Seigneur est-il mon espérance ? Est-ce qu’il m’arrive de rougir du Christ et de son message ?

« Que TA volonté soit faite » (Mt 6,10)

« SOUVIENS-TOI DU JOUR DU SEIGNEUR POUR LE SANCTIFIER » (Ex 20, 8-10)

Y a-t-il pour moi un « jour du Seigneur » ? Suis-je conscient que la participation à la messe dominicale est vitale pour mon âme, même quand je n’ai pas envie ou que je n’en perçois pas le besoin ? Quel est le temps que je consacre au Seigneur, particulièrement le dimanche ? Est-ce que je m’associe à la louange de toute l’Eglise ?

« Ma chair est la vraie nourriture » (Jean 6,55)

« HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE » (Ex 20,12)

Quelle est la vérité de mon respect de mes proches ? Est-ce que j’accepte de pardonner et de ne pas me mettre en colère ? Comment est-ce que j’assume mes devoirs envers mes enfants et/ou mes parents ? Suis-je au service de mes proches, dans la douceur, la patience et la charité ? Ai-je failli dans l’accomplissement de mon travail, de ma mission dans la société, ai-je manquer à la justice dans mes rapports professionnels ?

« Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur » (Mt 12,50)

« TU NE TUERAS PAS » (Ex 20,13)

Dans un monde qui ne fait plus du respect de la vie une priorité, est-ce que j’ose affirmer les convictions de ma foi et de l’Eglise ? Suis-je complice de la culture de mort par mes silences ou par de mauvais conseils ? Ai-je commis ou encouragé un avortement ? Suis-je engagé dans le respect de la vie jusqu’à sa fin naturelle et la protection des plus fragiles d’entre nous ? Et en voiture ou dans le sport, n’ai-je pas exposé mon prochain ? Et le respect de mon corps et de ma santé, l’abus d’alcool, la drogue ? AI-je eu un comportement contraire à la paix et à la justice : colère, envie, jalousie, attitude insultante, incitation à la violence ?

« Je suis venu pour que vous ayez la vie et la vie en abondance ! » (Jean 10,10)

« TU NE COMMETTRAS PAS D’ADULTÈRE » (Ex 20,14)

Suis-je fidèle dans mon couple, en pensées et en actes ? La sexualité nous ouvre-t-elle à l’accueil de la vie et à une paternité-maternité responsables ? Vivons-nous notre sexualité comme un don de Dieu et un don de soi à l’autre ? Avons-nous choisi des pratiques contraceptives plutôt que naturelles ? Est-ce que mes actes, regards, paroles, pensées sont véritablement chastes ?

« N’oubliez pas que vous êtes le temple de l’esprit-saint et que l’esprit habite en vous » (1 Co 3,16)

« TU NE VOLERAS PAS » (Mt 19,18)

M’est-il arrivé de voler, de frauder ou de tricher ou de ne pas respecter mes engagements ? Quel est mon respect des biens communs ? Quel est mon rapport à l’argent ? Est-ce que je donne facilement ? M’arrive-t-il de voler aux autres un succès, une réputation ?

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4,7)

« TU NE TÉMOIGNERAS PAS FAUSSEMENT » (Ex 20,16)

Suis-je fidèle à la vérité en toute circonstance, par mes paroles et mes actes ? Est-ce que je succombe à la médisance, à la calomnie ? Est-ce que je me délecte de la critique des autres ?

« La vérité vous rendra libre ! » (Jean 8,32)

Comment se confesser ?

Le prêtre m’accueille.

Je fais le signe de croix. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Je dis : Bénissez -moi, mon Père, parce que j’ai péché.

Je confesse à Dieu tout puissant, je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensées, en paroles, par action et par omission. C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie et tous les saints et vous aussi mon père de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Je ne me suis pas confessé depuis…

Je dis mes péchés au prêtre comme je les dirais au Christ qu’il représente.

J’écoute les conseils que le confesseur me donne. J’accueille la pénitence qu’il me donne.

Pendant que le prêtre donne l’absolution, je récite l’acte de contrition (en tutoyant ou en vouvoyant) : Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Après avoir quitté le prêtre je reste quelques instants en prière pour rendre grâce à Dieu et accomplir la pénitence que le confesseur m’a donnée.

Confessions individuelles (sacrement de réconciliation) :

  • Le samedi de 10h à 12h à la chapelle du Saint-Esprit à Digne
  • ½ h avant la messe dans les villages
  • Chaque jour après la messe à la chapelle du Saint-Esprit

    Ou en prenant rendez-vous avec un prêtre :

  • Père Charles Honoré, curé
    Tél. 06 77 90 53 01
  • Père Pierre-Mathieu N’Diaye
    Tél. 06 27 34 44 22
  • Père Christian Vian, prêtre auxiliaire
    Tél. 09 73 28 93 99
  • Père André-Marie Jannini, prêtre auxiliaire
    Tél. 04 92 32 06 48

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