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Méditations proposées par la paroisse: mis à jour le 02 08 2020

Méditation de Hélène Schwartzbrod, le dimanche 2 août 2020

« Tout vient de toi, ô Père très bon, nous t’offrons les merveilles de ton amour »

Le refrain d’un cantique illustre les passages qui nous sont donnés ce dimanche.

« Venez acheter sans argent … » Les dons de Dieu sont gratuits : la vie, la nature, toute la Création ; et Isaïe ajoute : « Ecoutez et vous vivrez… ». Le plus grand don est donc la Parole de Dieu, cette Parole qui dès les commencements a créé l’Univers.

« Tout vient de toi… » et sans limites.

Et Jésus réalise la prophétie d’Isaïe. Pris de pitié pour cette foule qui est venu l’écouter, pour tous ces gens qui ont tout oublié pour le suivre, même leurs besoins les plus élémentaires comme la faim, Jésus est remué « jusqu’aux entrailles » selon le terme grec utilisé par saint Matthieu, comme un Père « maternel. »

Quand les disciples, inquiets de voir le soir tomber, lui suggèrent de renvoyer la foule, Jésus leur demande de les nourrir eux-même ; mais avec quoi ? « cinq pains et deux poissons », à peine de quoi satisfaire deux personnes.

Mais Jésus parle avec autorité et les disciples obeissent. Prenant les pains et les poissons, il prononce la bénédiction et les charge de les distribuer.

Dieu, non seulement nous comble au delà de toute mesure – il resta douze paniers- mais encore il veut avoir besoin de nous ; il nous demande, non seulement de continuer son œuvre, mais de le faire avec la générosité qui est la sienne ; et il nous invite en plus a toujours lui demander ce dont nous avons besoin : l’infini de son amour.

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Méditation sur l’évangile selon Saint MATTHIEU                                 au chapitre 13 versés 1-23
lecture du 15ème dimanche des temps ordinaires

En octobre 2011, nous avons pu participer au pèlerinage diocésain organisé en Terres Saintes.
L’évangile de MATTHIEU se situe à un moment où Jésus est en train d’enseigner une grande foule
et pour se faire monte dans une barque sur le lac de Tibériade.
Nous avons pu monter sur ces bateaux, nous éloigner du rivage et écouter cette parabole du semeur.
Cela reste un souvenir inoubliable de se retrouver presque 2000 ans après à ce même lieu où Jésus a
enseigné la foule.
Dans cette parabole, Jésus est le semeur, les grains sont la Parole de Dieu et le terrain c’est
l’homme.
Nous sommes cette terre où Jésus a semé la Parole de Dieu.
Ce terrain doit-être ensemencé de la Parole de Dieu, très largement et sans s’occuper de l’endroit où
elle va être reçue.
Mais il arrive que cette Parole soit passée à côté, que nous ne l’ayons pas entendue à nos oreilles, ni
reçue au fond de notre coeur.
Cette parole a été écoutée et vite oubliée :
. les graines qui sont mangées au bord du chemin : c’est le démon qui les a retirées de nos coeurs,
. les graines qui sont tombées dans un endroit rocheux : c’est l’homme qui abandonne devant les
difficultés,
. les graines qui sont étouffées : ce sont par les soucis du quotidien et l’attrait des richesses de ce
monde,
. les graines qui se développent : c’est l’homme qui a entendu la Parole de Dieu et qui l’a fait
sienne.
Cette parabole est pleine de vérité, combien de fois, pendant la célébration de l’Eucharistie, nous
nous ennuyons ? Notre esprit se laisse distraire, se disperse ?
Éveillons nous, étudions notre foi avec les évangiles, apprenons à regarder d’un oeil neuf et éclairé
cette Parole qui nous est donnée gratuitement.
Ainsi, si cette Parole arrive jusqu’en nos coeurs, elle fait son chemin, elle fructifie et donne une
orientation à notre vie.
Cette Parole porte alors à son tour une multitude de semences.
Prions
Aide moi Seigneur à te connaître d’avantage, à t’aimer avec plus de tendresse, et à te suivre avec
plus d’enthousiasme. Amen

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Méditation de Martine Coulange, le dimanche 28 juin 2020

Commentaire dimanche 28 juin 2020, 13ème du temps ordinaire

Evangile de saint Matthieu 10,37-42

L’évangile de ce dimanche termine la série d’instructions données par Jésus à l’intention des douze apôtres avant de les envoyer en mission (Mt 10,5). Matthieu préfère le terme de disciple. Ainsi celui-ci s’applique à tout chrétien, dès lors que baptisé il est à son tour engagé à suivre le même chemin : Au disciple il suffit d’être comme son maître  (Mt 10,25) pour en être digne.

Autant dire que Jésus ne cache pas les difficultés et les choix que les disciples connaitront inévitablement au long du chemin, susceptibles de les faire renoncer notamment lorsqu’il s’agit de vie ou de mort, comme l’étaient confrontés les premiers chrétiens ou le sont encore les chrétiens d’Orient.

La première instruction donnée ce jour concerne la relation qui lie le disciple à Jésus lui-même et par conséquent à Dieu. Jésus ne contredit pas la Loi juive mais souligne l’ordre des paroles qui place prioritaire l’amour de Dieu avant l’amour des parents (Ex 20).

Ainsi notre relation personnelle à Jésus et par la même à son Père,  détermine-t-elle nos relations humaines en direction de nos proches, de nos relations sociales, de toute personne que nous sommes amenés à rencontrer au cours de nos journées?

Notre relation à Jésus détermine-t-elle le sens et l’organisation de notre vie au point d’abandonner certains comportements, de renoncer à notre volonté propre, d’accepter de nous déposséder de pouvoirs : celui qui ne prend pas sa croix et qui ne me suit pas n’est pas digne de moi (Mt 10,38) ?

Car la priorité que nous donnons à notre relation personnelle à Jésus à travers notre qualité d’être, tels des vases d’argile (2 Co 4,7), contribue à l’expression de la puissance du Dieu Trinitaire, quels que soient les charismes de chacun, permettant ainsi à d’autres de l’accueillir et de bénéficier de sa récompense, tous potentiellement appelés à devenir disciples.

Mais quelle est cette récompense qui semble faire lien avec une quelconque rétribution engageant une idée de « mérite » ?

Si l’expression  n’est pas digne de moi  revient à trois reprises dans le passage évangélique, il en est autant pour ce mot de récompense.

Or l’expression n’est pas digne de moi renvoie à la difficulté concrète de nous ajuster totalement et en tout temps à l’amour de Jésus.  Dès lors, le mot de récompense ne renvoie pas tant à l’idée de résultat en fonction des œuvres accomplies mais plutôt à celle de la gratuité du salut : C’est par la grâce…que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi ; vous n’y êtes pour rien, c’est le don de Dieu (Ep 2,8). En même temps, nous reviennent, en qualité de disciple, la réception consentie et la transmission de ce don.

Que faut-il en déduire si ce n’est que notre fragilité de pécheur nous rend bien souvent indignes de Jésus et de son amour ! Sauf que notre récompense réside dans tout acte de charité accompli,  dans notre espérance de partager un jour cette Vie Trinitaire et dans la foi en la miséricorde divine telle que nous la professons humblement avant chaque eucharistie : Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis une seule parole et je serai guéri.

Martine Coulange

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Méditation du Père Charles Honoré, le dimanche 21 juin 2020

https://www.youtube.com/watch?v=n2E-jG6m4Uk&t=18s

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Méditation d’Huguette Folli pour la Solennité du Saint-Sacrement, le dimanche 14 juin 2020

En ce Dimanche, l’Église affirme et célèbre la présence réelle de Jésus-Christ dans le pain et le vin consacrés pendant la Messe.

Émerveillons-nous, rendons grâce pour cette façon qu’a Dieu de se faire présent dans l’Église et dans nos vies.

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

Ce passage biblique insiste sur les mots suivants « corps – sang – mangez- buvez – donner – recevoir – demeurer – envoyer ». Laissons résonner en nous ces mots, pour faire monter en nous le désir de nous asseoir à la table de Jésus pour y apprendre à entrer dans cette dynamique de don et de vie éternelle.

            « Ma chair est la vraie nourriture et mon sang est la vraie  boisson »

En effet, il y a des nourritures qui ne nous nourrissent pas, qui n’assouvissent pas notre faim…

De qui nous sommes-nous nourri ces derniers temps?

A quelles tables sommes-nous allés chercher à combler  notre soif et notre faim de Dieu?

Saint Augustin disait: « Recevez ce que vous êtes et devenez ce que vous recevez ».

Seigneur, donne nous de savoir accueillir notre vie, la réalité que Tu donnes de vivre.

Apprends-nous à communier à Ton corps, à Ta capacité de Te donner à chacun, à chaque moment, et ainsi devenir, petit à petit, nous aussi, Ton corps qui se laisse prendre, bénir, rompre et donner pour que d’autres aient la Vie.

En disant Amen  au moment de recevoir l ‘ eucharistie, nous acquiesçons à la vie que Dieu nous propose, en acceptant de la donner par amour.

Huguette Folli

 

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Méditation du Père Charles Honoré

le 31 05 2020

Après la mort de Jésus quand le mystère de la Rédemption est accompli, Jésus vient au milieu de ses disciples et leur manifeste clairement ce qui vient de s’accomplir. Il souffla sur eux, comme dans le livre de la Genèse : «  Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant » (Gn 2,7). Et la parole s’accomplit : « Voici que je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21,5). Le même Seigneur Esprit Créateur et l’Esprit que le Christ Ressuscité a donné aux Apôtres, et donne à chacun de nous, sont alors inséparablement liés. Et ce mystère de la rédemption est bien une création nouvelle : nous sommes restaurés, dans le Christ, appelés à participer pleinement à la vie divine et envoyés pour que tous connaissent la grâce de la Rédemption et puissent en bénéficier.

 

Celui qui apparait aux disciples montre ses mains et son côté. C’est bien celui qui a donné sa vie en croix, dont le côté transpercé est devenu une source d’eau vive. C’est le Ressuscité qui fait de ses disciples des collaborateurs de son œuvre de salut.

 

« Le souffle de Dieu est vie. Aujourd’hui, le Seigneur souffle dans notre âme la nouvelle haleine de vie, l’Esprit Saint, son essence la plus intime, et il l’accueille de cette manière dans la famille de Dieu » (Benoît XVI, 13/06/2011). Et cet Esprit Saint, qui nous introduit dans le cœur de Dieu, nous fait vaincre notre peur, nous donne la paix. Il nous permet à la fois de réaliser en nous le plan d’amour de Dieu, et aussi d’être envoyé dans le monde pour lui faire connaître le Christ, chemin, vérité, vie, lui donner le désir de la conversion pour aimer comme Dieu aime.

 

« Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur » (Jn 20, 20). Il leur était perdu. Il leur revient. Il a vaincu la mort et il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps. Cette joie des disciples (et donc la nôtre) n’est pas une joie ordinaire, c’est la joie même, don de l’Esprit saint. Oui, il est bon de vivre parce que je sais que je suis aimé. Animé d’une joie sans pareille nous pouvons crier : « Envoie ton Esprit, tout sera à nouveau créé et tu renouvelleras la face de la terre ».  Et entendre le Seigneur nous dire à nous aussi : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins … jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ac 1,11).

 

Père Charles HONORE,

 

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Méditation du Père Pierre-Mathieu N’Diaye

le 21 05 2020

Ascension du Seigneur Jeudi 21 Mai 2020

 

Frères et Soeurs Bien aimés les textes que la liturgie nous propose en ce jour nous font entrer dans ce mystère de (la montée de Jésus au ciel) l’Ascension du Seigneur qui advient quarante jours après la résurrection.

Dans la première lecture il nous est manifesté la pédagogie divine envers son peuple, son Eglise ; autrement dit le Seigneur en ressuscitant d’entre les morts prépare son peuple tout doucement à cet avènement par ses manifestations à ses disciples pour les ancrer dans l’espérance mais au plus haut point Il prépare son peuple à accueillir l’Esprit Saint qui va réaliser toute chose nouvelle au cœur même de son peuple (l’Eglise). Cette préparation par le Christ du peuple peut être comparée à celle d’une mère envers son enfant, je reconnais que l’image est faible mais elle pourrait nous rejoindre et nous parler plus simplement de cette pédagogie divine. De même qu’une mère prend soin de son enfant en adaptant sa nutrition selon son âge, de même le Seigneur ressuscité se manifestera à ses disciples en leur parlant du Royaume des cieux pour lequel nous sommes faits. Il nous est révélé de manière explicite l’Ascension du Seigneur où le Christ avant quitter ce monde vers le Coeur du Père  ordonne à ses disciples de ne pas quitter la ville Sainte mais d’y attendre le paraclet qui fera d’eux les missionnaires de la bonne nouvelle du Salut. L’invitation de ces deux hommes en vêtements blancs me paraît être une invitation que le Seigneur nous fait aujourd’hui à ne pas rester attacher à un passé nostalgique mais de vivre le présent de Dieu c’est à dire de rentrer au plus intime de nous-même en nous souvenant des promesses du Seigneur et d’ouvrir notre cœur pour accueillir pleinement les dons de l’Esprit Saint.

Dans la seconde lecture je voudrais mentionner avec vous ce mystère de l’Eglise Corps du Christ qui est comme nous le dit Paul   » l’accomplissement total du Christ  » , car le Christ ressuscité siège désormais à la droite du Père et veut nous prendre avec lui pour nous mener dans le cœur de Dieu autrement dit le Christ en ce jour nous appelle à grandir dans cette intimité avec son Père où Il est monté en ce jour non pour nous laisser à nous-même et orphelin mais pour nous préparer une place dans le cœur de Dieu. En regardant ce mystère de l’Eglise nous prenons conscience de la mission qui nous est confiée par le Christ d’aller de toutes les nations faire des disciples. Ce qui nous introduit dans l’évangile de ce jour.

Tout d’abord Saint Matthieu mentionne au début de l’évangile de ce jour cette ville de Galilée certainement pour nous faire prendre conscience de l’universalité du salut que le Seigneur Jésus Christ est venu porter à l’humanité entière, et pour laquelle il est allé préparer une place dans le Sein du Père. Cet évangile nous fait entrer dans la conséquence ou mieux à goûter les fruits produits par la réception, l’accueil de cet Esprit Saint que le seigneur nous promet en ce jour de son ascension de nous envoyer. Ces fruits nous poussent à aller porter la bonne nouvelle à toutes les nations et à faire des disciples, encore une fois de plus dirait notre Saint Père, le Christ nous invite à sortir rempli de Lui pour donner à notre monde qui a si soif de Lui sa personne non par notre propre initiative mais parce que le Christ le Christ a rempli notre âme à la mesure de l’ouverture de notre cœur pour qu’à notre tour nous laissions son amour déborder et envahir notre monde ; parce qu’il est avec nous non plus physiquement mais spirituellement comme il nous l’a promis dans la finale de cet évangile.

Prions frères et sœurs bien aimés en ce mois béni que notre mère du ciel la Bienheureuse Mère de Dieu nous apprenne à entrer dans cette pédagogie divine en ouvrant grand notre cœur pour accueillir tous les dons que le Seigneur veut nous promettre en ce jour où il monte dans le Sein du Père pour nous préparer une place à nous son Corps Mystique afin qu’en recevant ces dons du Saint Esprit nous puissions à notre tour faire des disciples en portant la Bonne nouvelle du Salut. Que cette Mère très pure nous donne son cœur afin que de jour en jour nous soyons de plus en plus conformes à la volonté de Dieu qui est don.  Amen

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Méditation de Bernard Gard

le 14 mai 2020

Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean 15,9-17

Nous sommes dans le temps de Pâques, 07 jours avant l’Ascension du
Seigneur et 17 jours avant la Pentecôte.
Nous fêterons la Saint Matthias, connu par le récit de son élection dans
les jours qui ont séparé l’Ascension de la Pentecôte, que nous retrouvons
dans la lecture du livre des Actes des Apôtres, de ce jour.
Le Christ est ressuscité, il s’est révélé aux disciples d’Emmaüs.

Mais que devons nous retenir des Evangiles de Jésus-Christ selon Saint
Jean au châpitre 15, versés 9 à 17 ?

Pour ma part j’en retiens deux grands enseignements :
Le premier c’est le commandement d’amour que le Seigneur nous donne :
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »
L’amour de Dieu nous conduit irrésistiblement à aimer comme lui, à
refléter son amour.
Il veut notre pleine croissance, l’acquisition pour nous d’une vraie et pleine liberté.
Aimer, ce n’est pas seulement avoir le coeur qui bat pour quelqu’un, mais
c’est lui vouloir du bien, de le supporter tel qu’il est, avec ses défauts
( Jésus nous aime malgré nos défauts).
Aimer, c’est s’intéresser à lui, pas seulement dans les bons moments de la
vie, ou pour aller voir un match de foot, ou un film, ou partir en voyage
ensemble, mais pour le comprendre et l’aider en toutes choses, d’autant en
cette période de pandémie et de confinement.
Aimer à la manière de Jésus-Christ, cela veut dire être attentif à ceux qui
vivent autour de nous, c’est offrir une vrai place à l’autre, c’est le
respecter, c’est partagé la confiance en l’autre, comme Jésus-Christ l’a fait.

Ainsi Jésus-Christ a partagé avec nous son bien le plus précieux, la
confiance en Dieu son Père et la joie qu’elle mettait dans son coeur.
Le second enseignement à reternir c’est : «Je vous appelle mes amis »
« Je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître »
Peu à peu dans la durée du temps Pascal, l’intention du Seigneur se
dévoile à notre égard et nous pouvons recevoir plus pleinement ses attentes envers nous.
La liberté que nous avons reçue et que nous avons recouvrée au matin de Pâque est maintenant appelée Le Seigneur a avancé dans sa vie humaine, jusqu’à son agonie ; il nous a ouvert le chemin, il nous l’a rendu praticable et nous appelle à l’emprunter par nous-même à sa suite. Car Dieu n’a pas besoin du service des hommes ;  mais il nous a choisis pour porter du fruit et que ce fruit demeure.

Ainsi donc, le Seigneur fait son chemin en nos coeurs, afin que son projet
d’amour se répande sur la terre, que nous comprenions et que nous
désirions être transformés par sa parole et que nous restions fidèles à ses commandements.

Bernard Gard

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Méditation d’Huguette Folli

le 10 05 2020

A quelques heures de la Mort de leur Maître, les disciples semblent désemparés.

 

            « Que votre cœur ne soit pas bouleversé » leur dit Jésus.

Oui, tel sera l’essentiel du message pascal; La Paix soit avec vous.

Comme pour les premiers disciples, Jésus nous fait témoin de sa paix et de sa consolation…

            « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »

Jésus précise son identité. En prenant le Chemin de la Croix, il se révèle lui-même Chemin.

Il ouvre une voie qui guide le croyant vers Dieu (Vérité) en le comblant de la Vie en plénitude.

L’objection de Philippe renvoie au désir inassouvi de l’homme de voir Dieu…

Désir que corrige Jésus: il n’y a pas d’expérience de Dieu sans la médiation du Nazaréen.

Connaître Jésus et connaître Dieu: cela constitue une même démarche de vie

qui ouvre le chemin vers la vérité.

            « Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais et il en fera même de plus grandes »

Jésus promet que nous, croyants, seront associés à son œuvre de Salut et de Libération.

Qu’elle est grande la confiance de Jésus pour nous!

Manifestons notre désir de suivre le Christ.

Exprimons lui notre disponibilité pour travailler avec Lui à ses œuvres,

celles de la réconciliation et de la consolation.

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix!

Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.

Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.

Là où il y a la discorde, que je mette l’union.

Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.

Là où il y a le doute, que je mette la foi.

Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où il y a les ténèbres, que je mette ta lumière.

Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant

à être consolé… qu’à consoler

à être compris… qu’à comprendre

à être aimé… qu’à aimer Car

c’est en donnant… qu’on reçoit

c’est en s’oubliant… qu’on trouve

c’est en pardonnant… qu’on est pardonné

c’est en mourant… qu’on ressuscite à la vie éternelle.

Huguette Folli

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Méditation de Martine Coulange

le 07 05 2020

Jean 13, 16-20

 

En ce temps pascal, la liturgie de ce jour n’hésite pas à revenir sur le soir du Jeudi saint, plus précisément sur le lavement des pieds des apôtres par Jésus.

Sans doute pour nous rappeler, outre l’importance de la signification du geste accompli par Jésus, deux déclarations fondamentales soulignées par le double amen qui les précèdent : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie et si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé.

A travers ce geste et les déclarations qui l’accompagnent, Jésus prépare ses apôtres  d’une part à la relecture des événements de sa Passion et de sa Résurrection : je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront vous croirez que moi, JE SUIS, d’autre part à l’accueil et à la confession de leur foi personnelle, comme le manifestent Pierre et Jean dans les Actes des Apôtres (Ac 2,14 ; 5,30).

Dès lors, la réception de cette foi en Jésus reconnu comme le Fils de Dieu et l’engagement de se conformer à ces deux déclarations ordonnent l’avenir des apôtres en direction d’une nouvelle béatitude : Sachant cela, heureux êtes vous, si vous le faites, respectant la liberté de chacun d’eux.

Bien qu’il ait choisi Judas, comme également Pierre et les autres apôtres, Jésus, citant le psalmiste, n’élude pas la nature de la faiblesse humaine ni le risque de trahison : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon (Ps 41,10). En même temps, par son passage de la mort à la Résurrection, il les assume définitivement et les transforme pour tous les temps.

Ainsi donc, l’évangile de ce jour nous invite à reconsidérer notre état de vie, nos relations, nos engagements, nos projets, à la lumière pascale du geste et des paroles de notre Seigneur en priant son Esprit saint de nous faire goûter la bénédiction promise.

 

Martine Coulange, membre du CPP

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Méditation du Père Pierre-Mathieu N’Diaye

le 3 05 2020

 

    Dimanche du bon Pasteur et des Vocations :

   Frères et Soeurs Bien aimés en ce quatrième dimanche après la résurrection nous retrouvons un thème commun à toutes les lectures qui nous sont proposées en ce jour qui est l’appel. Nous pourrions aussi nommer ce Dimanche « dimanche de l’appel ».

 

Dans la première lecture nous voyons Pierre qui donne d’abord un témoignage ou plutôt affirme sa foi et annonce le salut au peuple rassemblé autour de lui autrement dit Pierre rempli de l’Esprit Saint, la force que Dieu lui a communiquée ne peut pas garder ce don de Dieu qu’est le Salut offert pour lui mais le porte au monde et de ce fait même leur annonce le baptême au nom de Jésus pour le pardon des péchés afin de devenir missionnaire à leur tour par le don de l’Esprit Saint. Pierre ne pose aucune condition mais demande la conversion qui est notre adhésion à l’amour que Dieu nous offre ; autrement dit de nous tourner vers Dieu, parce qu’il sait que cet appel à la conversion n’est pas réservé à une élite ni à des gens dignes ou qui le mériteraient ni à ceux qui devront accomplir des œuvres particulières ; mais à l’humanité c’est à dire à chaque homme et femme aimé par Dieu de manière particulière. Cette conversion nous aide à vivre avec le Christ et à endurer toute chose non pas pour une gloire personnelle mais parce que le Christ nous a justifiés, ce qui nous plonge dans la seconde lecture de ce dimanche.

 

Dans cette deuxième lecture nous sommes invités à supporter l’épreuve et cela nous rejoint de manière particulière en ce temps de confinement, non pas que cette épreuve viendrait de Dieu mais qu’il veut (Dieu) la vivre avec nous pour nous faire grandir. Cette lecture nous invite à passer de la mort avec le Christ non pour y rester mais pour vivre éternellement avec lui ; c’est l’appel qui est la nôtre. Le Christ nous invite à ces morts quotidiennes de tout ce qui nous sépare de lui et nous empêche de vivre pleinement à la suite du seul et unique maître, ce qui nécessite un certain détachement impliquant une certaine souffrance. Le Christ nous appelle encore aujourd’hui à venir à lui au cœur même de notre souffrance, de notre détresse, de notre pauvreté afin qu’il réalise toute chose nouvelle pour notre monde. Comme nous y invite la première et la deuxième lecture laissons- nous envahir par l’Esprit Saint par notre conversion pour devenir missionnaire en passant avec le Christ par la mort pour vivre éternellement avec Lui qui est le berger de nos âmes.

 

L’Evangile de ce jour de même que le psaume mentionnent de façon particulière cet appel à l’abandon confiant à Dieu en nous laissant conduire par le Christ qui est à la fois la porte et le berger, autrement dit le Christ est la porte par laquelle nous accédons à ce salut qui nous est offert par Lui une fois pour toutes, et ce berger qui prend soin personnellement de chacune de ses brebis autrement dit de chacun de nous. Cet évangile du bon Pasteur nous manifeste l’attention que Dieu nous porte qui surpasse nos limites humaines en nous adressant cet appel particulier à la confiance et à l’abandon dans tout ce que le Seigneur nous invite à vivre aujourd’hui et nous fait entrer dans la vocation qui est la nôtre : « d’avoir la vie en abondance » par le Christ. De ce fait laissons-nous envahir par l’Esprit Saint en passant avec le Christ par la mort par notre conversion pour avoir la vie en plénitude par notre abandon confiant à la volonté de Dieu et notre réponse joyeuse à l’appel particulier qui nous est adressé par Dieu et vivre pleinement notre vocation spécifique.

 

En ce Dimanche du Bon Pasteur et des Vocations prions particulièrement pour les Pasteurs de l’Eglise que le Seigneur leur donne son cœur afin qu’ils puissent conduire chaque homme et femme mis sur leur chemin vers cette source intarissable qu’est le Christ. Prions également le Seigneur de nous envoyer les vocations dont l’église a besoin et pour toutes les vocations particulières. Demandons au Seigneur par l’intermédiaire de la Bienheureuse Vierge Marie de nous affermir de jour en jour dans nos différentes vocations particulières afin que nous puissions les vivre dans cet abandon confiant à la volonté de Dieu en répondant joyeusement à l’appel que le Seigneur nous adresse aujourd’hui en particulier pour les plus jeunes. Que Cette Mère de Dieu nous accompagne durant ce mois et nous permette de vivre ce temps difficile avec elle en présence de Dieu. Amen

Père Pierre-Mathieu N’Diaye

 

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Méditation d’Hélène Schwartzbrod

le 30 04 2020

« Moi, je suis le Pain de la vie, le Pain vivant »

« L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».

Le Pain – La Parole.

N’avons-nous pas dans nos églises deux tables ? L’autel : table du pain, l’ambon : table de la Parole. Le décalogue n’est-il pas appelé « Tables de la Loi » ? Qui dit table, dit partage.

Et c’est bien ce que fait Philippe, envoyé par l’Esprit vers un étranger, un éthiopien croyant mais non juif, qui lit Isaïe sans bien comprendre. A la lumière de la Résurrection, Philippe va partager sa foi en Jésus en expliquant tout ce qui dans les prophéties concernait le Christ. par ce partage de la Parole, cet étranger va devenir un disciple joyeux.

Le pain nourrit le corps qui l’absorbe, mais le Pain de vie, le Pain eucharistique, lui, est une rencontre, un cœur à cœur avec Jésus, une « com-union » unis avec.

Philippe et l’éthiopien sont entrés en communion par le témoignage, par la Parole.

Avec Jésus, nous entrons en communion par le Pain eucharistique, communion avec le Christ mais aussi avec tous ceux qui le reçoivent.

En ces temps de confinement où nous n’avons plus accès au Pain de vie, pourquoi ne pas communier par la Parole qui chaque jour nous est donnée.

Hélène Schwartzbrod

 

 

 

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Méditation du Père Charles Honoré

le 26 04 2020

Depuis quelques jours, chers amis, on nous parle beaucoup de déconfinement, du moment où nous pourrons retrouver notre chère liberté et où nous pourrons sortir comme nous l’entendons. Pour beaucoup d’entre nous, il tarde que tout redevienne comme avant. Eh bien je vous dis que c’est une erreur. Parce que rien ne sera plus comme avant. Et si tout reste comme avant, c’est que nous n’aurons tiré aucune leçon de l’épreuve que nous vivons. Et nous allons retrouver les errements de notre vie ancienne.

 

L’Évangile de ce dimanche est très éclairant à ce sujet. Deux disciples font route vers Emmaüs. Ils retournent vers leur vie ordinaire, tout en parlant de tout ce qui s’était passé. Comme nous, ils ont des doutes, des questions sans réponse. Ils n’arrivent pas à trouver le sens de tout ce qu’ils ont vécu. Nous aussi, n’hésitons pas à nous poser des questions ; n’hésitons pas à mettre un nom sur nos difficultés et à les regarder bien en face.  Et comme eux, laissons-nous accompagner. N’en doutons pas, Jésus est là. Le Christ ressuscité marche avec nous sur le chemin. Comme les disciples, nous ne le reconnaissons pas, mais il est là. Et il nous fait signe de tellement de façons différentes.

 

Pour nous préparer à sortir, il faut être armé. Et notre arme à nous c’est la Parole de Dieu, c’est notre foi au Christ ressuscité qui nous entraîne dans sa vie. Pour nous préparer à sortir, il nous faut donc, comme les disciples, à l’écoute de Jésus et de son Eglise, revenir à la Parole de Dieu, la méditer, j’allais même dire la ruminer, la travailler, pour y trouver le Christ, chemin, vérité et vie. Lui seul nous trace la voie vers son amour et notre plénitude.  Saint-Pierre, dans la 1° lecture du jour dans les actes des apôtres, ne fait rien d’autre que de puiser dans les Ecritures pour en montrer l’accomplissement dans le Christ. Profitons donc de ce temps de confinement pour revenir à cette source d’eau vive, source qui ne tarit pas et qui jaillit pour la vie éternelle.

 

Ainsi nous pourrons, comme les disciples, reconnaître le Seigneur à la fraction du pain, c’est-à-dire dans l’Eucharistie, dans le don total qu’il fait de lui-même pour notre salut. Bien sûr en ce moment il ne nous est pas encore possible de vivre cette communion eucharistique comme nous le faisons chaque dimanche. Nous sommes dans l’attente ; mais cette attente ne peut pas être un moment passif. Bien au contraire. Par la communion spirituelle nous devons stimuler notre désir de la rencontre du Seigneur, nous offrir à lui pour qu’il puisse venir en nous faire son œuvre. Prenons ce temps comme une grâce qui nous permet encore d’épurer notre cœur pour aller à l’essentiel.

 

Quand nous sortirons, il ne sera plus temps de nous disperser ou d’aller vers ce qui est futile ou non indispensable. Ce sera le temps de l’annonce, le temps du témoignage, le temps où l’Esprit-Saint promis par le Christ ressuscité nous sera donné encore davantage. Serons-nous prêts à l’accueillir, aptes à nous laisser emporter ses inspirations nouvelles, décidés et disposés au témoignage comme Saint Pierre, les disciples d’Emmaüs et tant d’autres. « Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous » nous dit Saint Pierre (1P.3,15).

 

Un temps nous est donné pour nous préparer à sortir. Sachons en profiter : « Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu… Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi… Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu » (Ep.6,11…17). Quel magnifique équipement. Profitons-en d’autant plus qu’il est inépuisable et qu’il sera toujours à notre disposition jusque dans l’éternité. Et déjà, sachons dire au Seigneur : « Mon cœur exulte, mon âme est en fête… Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices ! » (Ps.15). Bonne semaine en compagnie des disciples d’Emmaüs.

 

Père Charles HONORE

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Méditation de Jean-Hugues Bartet, diacre,

le 23 04 2020

Nous voilà dans cette période après Pâques. Les disciples, ayant vu Jésus ressuscité, sont remplis de joie, mais ils restent confinés, avec les portes verrouillées par peur de ce qui peut leur arriver. Un peu comme nous en ce moment. Et nous nous interrogeons sur ce qui va se passer au mois de Mai : le déconfinement ? La pentecôte ? Ou les deux ?

Ce temps de Pâques fait résonner les « Alléluia ! » Vous avez peut-être été heureux de le chanter, comme moi devant ma télé, pendant la veillée pascale, après ces 40 jours de carême où ce chant était absent. Le psaume d’aujourd’hui nous encourage à ce chant de louange joyeuse : « Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres…Il sauve l’esprit abattu. Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre. »

Après Pâques, notre vie n’est pas plus facile, nos malheurs n’ont pas disparu. Mais la résurrection nous rappelle que Jésus nous redonne pleinement la vie voulue pour nous par le Père. Ouvrir notre cœur à ce qui nous fait vivre et y reconnaître un geste de tendresse de Dieu, c’est entrer dans la louange : « merci Seigneur ! »

« Je bénirai le Seigneur en tout temps ». C’est difficile… Peut-être particulièrement pendant cette épidémie. Mais nous pouvons rendre grâce de voir des valeurs évangéliques mises en lumière : notre société française applaudit tous les soirs ceux qui se battent pour sauver des vies. Elle met en valeur les gestes de solidarité, elle encourage à prendre soin des autres, en particulier des personnes vulnérables. Elle reconnait l’importance de ceux qui sont au service, pour laver les pieds ou les carrelages. Elle fait passer l’économie après le salut des personnes.

Dans notre prière, un moment de louange est comme une embrassade avec Dieu. Je suis « touché » par sa grandeur, sa bonté, sa présence dans ce qui se passe, et je le Lui dis. Alors, pendant ce temps de Pâques, je peux chercher, dans ma vie quotidienne ou dans ce qui m’entoure, des motifs d’action de grâce et chanter « Alléluia ! » en union avec les autres chrétiens qui chantent la résurrection.

Viendra ensuite la Pentecôte et le souffle de l’Esprit Saint pour que le monde en soit changé.

 

 

Jean-Hugues Bartet, diacre

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Méditation de Matej Dragoner

le 19 04 2020

« Tout comprendre rend très indulgent », a dit quelqu’un. Et aujourd’hui, d’une manière particulière, nous contemplons la miséricorde de Dieu.

Que signifie la miséricorde ?

Le mot hébreu rah’amim (רחמים) désigne d’abord le sein maternel, puis la tendresse qui en est issue, tendresse miséricordieuse. Dans l’ancien testament, la miséricorde est : La tendresse maternelle de Dieu pour son peuple et ses enfants, pour les petits et pour les pauvres.

Le mot latin misericordia vient de miseria (misère, malheur) et cor (cœur) : avoir le cœur rempli de miséricorde signifiait plein de compassion, sensible au malheur.

Dans le nouveau testament, Jésus nous montre par sa vie, son exemple et ses paraboles ce qu’est la miséricorde de Dieu. Par exemple dans les paraboles du père miséricordieux, du bon samaritain ou du débiteur impitoyable.

Je vous propose de passer un peu de temps avec ces paraboles. Choisissez l’une d’entre elles et lisez-les.

Priez que Dieu vous montre le moment où il a été miséricordieux avec vous. Quand vous étiez vulnérable et que vous aviez besoin de sa miséricorde et de son amour.

Pensez à une personne que vous ne pouvez pas supporter, que vous jugez, critiquez, que vous n’aimez pas. Une personne qui vous a beaucoup blessé. Ou qui ne vous a peut-être rien fait et pourtant, vous jugez cette personne.

Maintenant, vous pouvez prier : Esprit Saint, aide-moi à comprendre cette personne, aide-moi à être miséricordieux envers elle. Aide-moi à aimer cette personne.

 » Heureux les Miséricordieux il leur sera fait miséricorde  »

Matej Dragoner

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Méditation du Père Philippe Michel

le 13 04 2020

ALLELUIA ! CHRIST EST VIVANT !

 

Le Christ est ressuscité, Il est vivant ! C’est la salutation que nous nous sommes certainement envoyée par mail, reçue au téléphone. Comme nous le pouvons en cette période de confinement mais avec la certitude de la communion entre nous ! En ces jours, nous sommes témoins de la vie du Christ, présence éternelle. Elle fortifie nos cœurs et notre existence entière en ce temps d’épreuve. Notre vie trouve son espérance en la personne même du Ressuscité. C’est en Lui que nous confions ce temps d’épreuve. Il est déjà anéanti, spirituellement, et par nos prières, notre solidarité, notre charité les uns envers les autres, notre proclamation de foi en Jésus Ressuscité, la certitude que de cette épreuve surgira une renaissance. C’est bien le Christ qui nous relève et nous fait renaître par sa résurrection. C’est bien le Christ qui est le centre de notre vie ! Il nous faut donc orienter notre vie vers Lui. Il nous donne la grâce d’avancer, de progresser, de grandir, d’acquérir une maturité dans la foi. Nous croyons au Christ Ressuscité. Nous croyons à la profession de foi énoncée par Pierre dans les Actes des Apôtres, à travers la première lecture que nous entendons à la messe de ce jour.

La résurrection fait de nous les témoins de cet évènement, de cette grâce sanctifiante pour tous ceux qui désirent en vivre. Nous sommes témoins de la présence du Ressuscité en notre monde malade, craintif, désorienté, abusé quelques fois par les maux des hommes mais notre espérance est source de renaissance. Le Christ nous dit aujourd’hui : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » (Mt 28, 10). Notre monde est la Galilée, carrefour des nations, des peuples…

Oui, nous voyons le Christ à travers nos visages joyeux : de célébrer la résurrection, de l’annoncer, de la rendre présente par nos témoignages de vie et ainsi c’est bien le Christ qui se rend présent en chaque homme et le sauve, le libère.

Oui, nous voyons le Christ lorsque nous évinçons de notre vie la crainte et la peur, le désarroi et l’inquiétude car le Ressuscité nous invite à vivre dans la confiance et la disponibilité, fruits de l’Esprit ; et ce même Esprit nous fait agir et parler au nom du Fils de Dieu : Bonne Nouvelle pour l’humanité.

Oui, nous voyons le Christ lorsque nous Le contemplons et L’adorons en son Eucharistie parce qu’à la fraction du pain nous savons que c’est Lui ! Il est là présent pour nous, avec nous et Il accomplit les Ecritures en nous, se donnant, se livrant comme le Pain de vie, rompu pour la multitude.

Oui, nous sommes les témoins de ce Dieu d’amour, Dieu de vie ! En Jésus Ressuscité nous sommes confirmés dans notre foi pour Le suivre, prendre la croix et nous laisser guider par Lui. Il reste auprès de nous. Il nous accompagne. Il nous conduit aux sources du salut. Elles nous régénèrent parce qu’elles sont issues de son Corps, de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.

Alors, proclamons sans commune mesure : Christ est ressuscité, Alléluia !

 

Père   Philippe MICHEL.

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Méditation du père Charles Honoré

le jour de Pâques: 12 04 2020

Il est vraiment ressuscité. Le Christ a vaincu la mort. Et nous participons à cette vie nouvelle parce, par lui, que nous sommes renouvelés dans notre corps et dans notre âme. En ces temps difficiles, en ce moment d’épreuve, nous sommes déstabilisés ; tout est remis en question Et pourtant aujourd’hui une grande joie nous habite : il est vraiment ressuscité ; le Christ a vaincu la mort et, avec lui, nous sommes victorieux du mal, des puissances de ténèbres et de la mort.

Comme Marie Madeleine et l’autre Marie, le Christ ressuscité nous attend au tombeau. Il nous demande, comme elles, de venir le rencontrer là où il a été déposé pour recevoir l’annonce de la bonne nouvelle : « Soyez sans crainte. Vous cherchez Jésus le crucifié ; il n’est pas ici, il est ressuscité comme il l’avait dit ».

Sachons, comme les saintes femmes de l’évangile, reconnaitre l’ange qui nous aide sur le chemin, voir le signe que Dieu nous adresse pour nous donner cette espérance, pour nous permettre de regarder la réalité en face. Et ne restons pas au tombeau ! Toujours comme les saintes femmes, quittons vite ce tombeau. Bien sûr, nous serons tremblants parce que cette réalité nouvelle nous échappe, parce que nous restons dans la difficulté, dans l’épreuve. Mais, en même temps, comme elles, nous pouvons être tout joyeux et courir porter la bonne nouvelle à tous ceux qui nous entourent.

Et tandis que nous chercherons tous les moyens inédits en cette période de confinement pour proclamer cette bonne nouvelle, pour en témoigner, le Seigneur ressuscité viendra à nous comme dans l’évangile de cette nuit et il nous enverra en mission : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée ». Même et surtout en cette période de confinement, sachons reconnaitre le Seigneur à la fraction du pain. Sur notre route d’Emmaüs, quand nous voudrons repartir sur nos routes habituelles, il nous accompagnera et nous expliquera les Ecritures. Et nous repartirons tout joyeux et dans l’allégresse pour être témoins du Christ ressuscité et transmettre au monde notre espérance inébranlable.

Il est vivant comme il a promis. Nous sommes le « peuple des vivants, choisissons la vie. Peuple de croyants, nous accueillons l’Esprit. Gloire à Dieu qui nous aime. Gloire à Dieu ». Belle et bonne fête de Pâques à tous.

 

Père Charles HONORE

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Méditation de Jean-Hugues Bartet, diacre

le 11 04 2020

Jésus est mort depuis un jour. Tout s’est arrêté. Il ne se passe plus rien. Les gens sont confinés, c’est le Sabbat. Il y a des gardes qui surveillent. Voilà que, nous-mêmes, nous sommes plongés dans une expérience de confinement qui peut nous aider à méditer sur ce silence du samedi saint.
Même la liturgie ne prévoit aucune célébration pour cette journée d’attente.

Logiquement, c’est fini pour Jésus. Mais il y a, qui nous réchauffe, cette petite phrase qu’il a répétée plusieurs fois : « ils me mettront à mort mais le troisième jour je ressusciterai » (Lc 9,22) (Lc 18,33)… Cette attente nous parle donc d’espérance. Les saintes femmes qui iront demain au tombeau pour embaumer le corps de Jésus prient, à ce moment-là, la liturgie juive du Sabbat qui rappelle sans relâche que le Seigneur est le maître des situations les plus désespérées.
Nous sommes appelés à vivre une journée d’espérance de la résurrection alors que rien encore ne permet d’y croire.

Pour les grands prêtres et les pharisiens, cette promesse de Jésus, dont ils se souviennent bien, n’est pas une espérance, mais un problème ; A la fin de la passion selon Saint Matthieu, que nous avons lue le dimanche des rameaux, nous sommes étonnés de voir qu’ils enfreignent la règle du Sabbat, se rassemblant chez Pilate pour négocier la garde du tombeau de Jésus, « de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : il est ressuscité d’entre les morts » (Mt 27,64).
Ce qui fait notre espérance est, comme le dit Saint Paul « scandale pour les juifs et folie pour les païens » (1 Co 1,23).

Journée d’espérance et d’attente. Pourtant, dans le « Credo » que nous récitons, quelque chose se passe entre l’ensevelissement de Jésus et sa résurrection : il est « descendu aux enfers ».
S’agit-il d’espérance ou de tragédie ?
Jésus est bien mort, il est parmi les morts, au milieu d’eux. Nous pouvons prendre le temps de contempler cela, cette solidarité qui le lie avec les morts et qui va faire qu’il les entraînera avec lui dans sa résurrection.
Notre espérance est une espérance de vie pour Jésus mais aussi pour chacun d’entre nous.

Vivre cette journée avec la petite flamme de l’espérance pourra nous faire accueillir avec joie la grande lumière de Pâques.

Jean-Hugues Bartet, diacre

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Méditation de Matej Dragoner

le 10 04 2020

Plus que tous les autres jours de l’année, aujourd’hui nous sommes appelés à penser à ce que Jésus a fait pour nous, aux sacrifices qu’il a faits pour que nous puissions être heureux, pour nous libérer du péché.

 

Il est très difficile de ne retenir qu’une seule pensée parmi la richesse des lectures d’aujourd’hui, mais si je pouvais n’en choisir qu’une, ce serait l’une des sept paroles de Jésus sur la croix.

 

Ô Père, en tes mains
je remets mon esprit.

 

Nous pouvons voir que ces mots sont également dans le psaume de la lecture d’aujourd’hui. Lorsque les Juifs prient et qu’ils disent un verset du psaume, ils ont à l’esprit le psaume entier. Cela signifie que lorsque Jésus a prononcé ces mots, non seulement il a prié les mots qu’il a prononcés, mais il a aussi prié le psaume 31 en entier. Si vous le lisez en entier, vous pouvez voir combien il est plein d’espoir. De plus, quand Jésus a dit : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?“ , il pensait à un autre psaume.

 

Essayez de trouver de quel psaume il s’agit, et contemplons ensemble la tragédie et l’espoir qui étaient présents dans la souffrance de Jésus.

 

Trouvons trois choses que quelqu’un de notre bien-aimé a faites pour nous.

 

Ce n’est que lorsque nous sommes capables de voir des actes d’amour que nous pouvons devenir reconnaissants, et alors notre amour grandira.

Nous aimerons davantage les gens que nous voyons, et Dieu que nous ne voyons pas.

Matej Dragoner

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Méditation du Père Pierre-Mathieu N’Diaye

le Jeudi Saint 9 04 2020

Frères et soeurs Bien aimés la liturgie nous fait entrer dans ce mystère du Don que le Christ a fait de sa vie par amour du Père et pour nous.

Comment Jésus Christ notre Sauveur a-t-il accompli ce Don ?

À Quoi nous invite-t-il pour vivre en plénitude de ce don et faire de nos vies un don ?

Afin apporter un éclairage à nos deux questions essayons de regarder les textes de la mémoire de la Cène du Seigneur qui nous font goûter et vivre de ce Don.

Dans la première lecture nous sommes plongés dans le mystère du passage de l’esclavage à la liberté du peuple des Hébreux (les fils d’Israël) d’Egypte vers la terre Promise ; et les prescriptions concernant le repas Pascal avec la mention particulière du sacrifice de l’Agneau qui préfigure celui du Christ et trouve en lui son accomplissement. La figure de l’agneau nous montre à la fois l’innocence et la douceur et son sang sera le signe du  »salut » qui va faire échapper les fils d’Israël de la main de l’ange exterminateur.

Dans la seconde lecture nous retrouvons le récit de l’institution de l’Eucharistie chez saint Paul où le Christ aujourd’hui nous fait don de son Corps et de son Sang comme nourriture de nos âmes, autrement dit Notre Seigneur se fait Eucharistie c’est à dire Action de grâce, institue ses prêtres pour renouveler ce don qu’il a fait de lui-même en s’offrant en sacrifice en se faisant serviteur de ses disciples afin de nous montrer le chemin à prendre pour marcher à sa suite. Nous pouvons donc retrouver les trois dimensions de l’Eucharistie : l’Eucharistie offerte en sacrifice, l’Eucharistie reçue en communion et l’Eucharistie visitée dans le Saint Sacrement. En ce temps particulier le Seigneur nous invite à vivre en plénitude de ces trois dimensions de l’Eucharistie en nous offrant avec lui et en offrant notre monde à Dieu par notre  »proximité » envers nos frères et sœurs par la prière d’intercession ; en le recevant en vérité pleinement par notre communion spirituelle par laquelle le Seigneur veut nous nourrir du pain des forts et de là aller le trouver au plus profond de nous-même pour l’adorer, le visiter et vivre pleinement de Lui.

En instituant ses ministres le Seigneur leur donne le pouvoir de le rendre présent sur l’autel pour nourrir son peuple en chemin ce que le Saint Curé avait bien compris en disant  »le prêtre donne Dieu aux Hommes et donne les Hommes à Dieu » , dans l’Eucharistie se joue de manière silencieuse et mystérieuse ce grand bienfait où notre cœur et celui de Dieu deviennent une seule réalité. Demandons au Seigneur de nous donner des prêtres en priant pour eux afin que nous soyons ses serviteurs selon le Christ et que nous puissions donner nos vies pour nos frères et Soeurs en les servant.

Dans cet Evangile nous pouvons entrer avec le Christ dans cette dimension du service envers nos frères et soeurs et notre monde en nous lavant les pieds les uns les autres, autrement dit en nous faisant serviteur pour donner ou redonner la joie du salut aux hommes et aux femmes de notre temps en leur manifestant l’amour infinie de Dieu pour chacun personnellement, par ces actes d’amour de tous les jours qui nous sont offerts en nous laissant faire par la grâce de Dieu nous pourrons entrer dans cette invitation du Seigneur à donner nos vies et de faire de nos vies un don.

Je nous invite à nous replonger dans ces trois dimensions de l’Eucharistie en vivant pleinement ce Triduum Pascal pour mourir en nous-même et vivre de Dieu en étant serviteur à la suite du Christ dans notre monde.

Que la Bienheureuse Vierge Marie nous accompagne durant ces trois jours saints afin que, nous laissant faire par Dieu, nous recevions toutes les grâces qu’Il veut pour nous et que notre Coeur s’ouvre à cette grâce  pour vivre de son amour dans nos familles et notre monde, et faire de notre vie un don.

Belle montée vers Pâques unis dans la prière.

Père Pierre-Mathieu

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Méditation du Père Philippe Michel

le 8 04 2020

 

Le temps approche, le repas, la trahison !

 

 

L’Evangile du mercredi-saint nous introduit à vivre le Tridium Pascal. Trois points me semblent être un chemin de conversion et spirituel pour vivre ce temps de mémoire : du don du Christ, de sa mort et de sa résurrection.

Le temps qui approche ! Jésus accomplit la volonté du Père et il est temps pour Lui, c’est le moment, l’Heure est venue d’offrir sa vie pleinement pour le salut des hommes au cours du repas pascal (cf Mt 26, 26-29). Ce temps qui approche est la gloire de Dieu dans laquelle nous allons pénétrer avec Lui, en Lui. Jésus nous fait entrer dans le monde de Dieu : ce monde d’amour, ce monde du service, ce monde de l’unité et de la paix couronné par la communion qu’Il désire pour chacun de nous. Ce monde nous met en lien éternel avec Lui, notre Sauveur. En ce temps qui approche sommes-nous toujours disponibles, avons-nous constamment le cœur ouvert pour entrer dans ce temps divin ? Le Christ nous appelle à nous convertir !

Le repas ! Il est celui de l’alliance, initié par Jésus, et ses disciples lui demandent où préparer ce repas (cf Mt 25, 17-19). Repas de la Pâque pour nous nourrir éternellement en son Corps et son Sang donné, livré, offert pour la multitude. Apprendre de ce repas que le Christ nous fait passer effectivement dans son monde, le mystère pascal : en sa mort et sa résurrection pour renaître et vivre en Lui, auprès de Lui dans une alliance nouvelle et éternelle. C’est la nouveauté de ce monde divin, et promis par le Christ. La promesse s’accomplit par un autre geste tout autant insolite au cours d’un repas, surprenant mais qui est celui de l’amour du prochain, de son accueil sans a priori, du service : le lavement des pieds, don de l’Eucharisite (cf Jn 13, 6-15). Jésus continue de descendre au plus bas de la terre pour nous élever. L’incarnation du Fils de Dieu, notre Sauveur (cf Lc 2, 11-12) nous rappelait déjà ce mystère. Participant à ce repas aujourd’hui, sommes-nous toujours disponibles, avons-nous constamment le cœur ouvert pour accueillir le Christ qui se donne à nous, qui préfère notre vie à la sienne, et s’abandonne entre les mains du Père pour nous sauver ? Le Christ nous appelle à nous convertir !

La trahison ! Qui ne trahit pas une fois dans sa vie ? Qui ne se détourne pas ? Qui n’est pas indifférent ? Qui n’est pas insolent, rancunier, colérique… ? Cette trahison exprime l’intérêt propre, l’éloignement de Dieu, l’indépendance par rapport à Celui qui est là, présent pour nous, qui a annoncé une Bonne Nouvelle. Judas a livré Jésus. Jésus s’est livré pour nous. Et chacun de nous, disciples de Jésus, nous nous livrons, nous nous offrons au Christ parce que nous l’aimons comme Judas mais nous sommes aussi pécheurs et nous livrons le Christ aux idoles, aux sentiments personnels qui prennent le dessus sur notre foi, la communion avec Lui. Nous trahissons le Christ ; et puis, nous revenons…Le Christ nous attend comme le Père miséricordieux attendait l’enfant prodigue (cf Lc 15, 20). Il nous guette pour entrer dans le monde de Dieu et son repas pascal où nous sommes associés à sa vie en plénitude. Sommes-nous toujours disponibles, avons-nous constamment le cœur ouvert pour lutter contre le mal, l’éloignement ou la rupture avec Dieu, la trahison ? Le Christ a toujours le cœur ouvert pour nous accueillir, nous réintégrer, nous pardonner. Le Christ nous appelle à nous convertir !

En temps d’épreuve que le Tridium Pascal de cette année nous aide à prier avec le Christ qui vit cette épreuve avec nous. Il nous accompagne pour nous faire renaître.

 

Père   Philippe MICHEL.

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Méditation du Père Pierre-Mathieu N’Diaye

le 7 04 2020

Frères et Soeurs bien aimés après cette belle acclamation que nous avons adressée à Notre Seigneur Jésus Christ au jour des rameaux pour son entrée triomphale dans la ville Sainte  Jérusalem, mais également dans nos vies, nous nous retrouvons en ce jour dans ces textes qui nous sont donnés l’annonce de la mort prochaine de Jésus à ses disciples au cours d’un repas. Cette annonce de cette heure grave où le Seigneur va donner sa vie nous est également révélée de manière particulière dans cet évangile de Saint Jean ; en révélant à ses disciples à chacun de nous et à notre monde sa passion le Christ nous révèle nos trahisons à son amour donné, mais le Christ nous révèle en même temps cette attitude intérieure qu’il attend de nous, celui du disciple bien aimé c’est à dire de reposer notre tête sur son Coeur en lui offrant ce qui nous préoccupe, mais également d’entrer avec le Seigneur dans sa Passion. L’Heure est grave, l’étau se resserre, les accusations se multiplie et le Christ avance librement vers sa mort car il en sait la valeur, c’est l’Heure du Don de la Vie de Dieu pour la vie de l’humanité autrement dit celui du salut du genre humain. Certes l’heure d’une extrême souffrance mais celui qui redonnera Dieu aux Hommes et les Hommes à Dieu.

Le Christ par ces textes nous invite à entrer avec lui dans sa passion pour que nous puissions illuminer notre monde et nos existences de la lumière même du Christ qui veut aller jusqu’au bout de cette Heure qui est la gloire de Dieu et la victoire du Christ sur le mal, le péché et la mort et notre propre victoire.

En ces jours particuliers de la Semaine Sainte où nous entrons dans cette douceur de l’amour de Dieu qui par le Christ passe par la douleur de la passion à la suite de cette évangile, je nous invite à reposer à la suite du disciple bien aimé à reposer notre tête c’est à dire notre vie entière sur le Coeur du Christ afin qu’il nous fasse goûter la consolation dont nous avons besoin pour faire face et vivre en accueillant les grâces que le Christ veut nous faire en cette période d’épreuve, et que nous révélions à notre monde l’amour infini de Dieu.

Demandons frères et Soeurs bien aimés par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie d’avoir ce cœur de disciple qui nous permettra d’être docile à l’oeuvre de Dieu en nous en cette période d’épreuve en nous reposant sur ce cœur qui nous aime tant et qui veux éclairer les ténèbres de nos existences. Que la Bienheureuse Mère de Dieu intercède pour nous auprès de son fils en nous faisant entrer dans cette semaine sainte en donnant nos vies, en souffrant et en mourant avec le Christ pour ressusciter avec lui. Bonne et Sainte semaine. Belle montée vers Pâques.

Père Pierre-Mathieu N’Diaye

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Méditation du Père Charles Honoré

le 6 04 2020

Nous voici entrés dans la Semaine Sainte. Cette année, les conditions sont rudes pour vivre humainement et spirituellement cette ultime montée vers Pâques. L’évangile du jour, en plus, nous parle du parfum en vue de l’ensevelissement, de Judas qui est un voleur, des grand-prêtres qui décident de tuer Lazare en même temps que Jésus. Rien ne semble fait pour nous réconforter. Et pourtant…

Le prophète Isaïe nous dit : «  Ainsi parle le Seigneur :’ Voici mon serviteur que je soutiens…   Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre’ ». Ce serviteur, c’est le Christ, dans Sa passion et Sa mort, et aussi le Ressuscité, vainqueur des ténèbres et de la mort, Celui qui nous entraîne avec Lui dans la victoire.

«  Que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance. J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants » (psaume 26). Et ces bontés, nous les voyons chaque jour se manifester. N’avez-vous été émus de prier le Notre Père le 25 mars à midi avec le Pape François en communion avec plus d’un milliard et demi de personnes ? N’êtes-vous pas encouragés par les témoignages que vous pouvez lire ou écouter grâce aux multiples médias ? N’avez-vous pas rencontré telle ou telle personne qui, discrètement et sans effet de manche, rend service aux plus isolés ? Et tant d’autres exemples qui sont signes de la présence de Dieu et son action.

Car, que font-ils d’autre que de mettre en œuvre l’amour que Dieu a mis dans le cœur. Tous ne le savent pas. Mais nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu En hébreu, cela signifie « comme un jumeau ». De vrais jumeaux sont difficiles à identifier. Est-ce le cas pour nous avec Dieu ? Dieu est amour et nous avons été créés capables d’aimer. En cette ultime montée vers Pâques, ouvrons encore plus notre cœur à l’amour, rendons visible à tous notre ressemblance à Dieu. C’est dans l’amour que nous puiserons notre espérance. C’est avec l’amour que nous pourrons en témoigner dans le monde qui en tant besoin.

Père Charles Honoré

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Méditation du Père Pierre-Mathieu N’Diaye

le 5 04 2020

Frères et Soeurs bien aimés en ce dimanche des Rameaux et de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ, Hosanna c’est à dire (de grâce sauve) est notre cri vers ce Sauveur du monde.

Les textes que la liturgie nous propose nous font entrer en plénitude dans ce mystère de notre Salut autrement dit le mystère de l’amour de Dieu qui vient me rejoindre dans ma misère non pas pour me tranquilliser mais pour m’en sortir et me remettre dans le cœur de Dieu pour lequel je suis fait.

En ce Dimanche je voudrais méditer avec vous ces textes qui nous sont proposés en contemplant le mystère de l’incarnation, de la passion, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur Jésus que nous révèlent les lectures de ce jour, en somme, le mystère de notre salut.

Ce mystère qui nous est révélé dans cet hymne aux Philippiens est comme l’amour d’une mère qui va passer des nuits blanches … et j’en passe pour veiller sur son enfant chéri en essayant de lui donner tout l’amour et l’attention dont il a besoin sans quoi elle ne sera jamais en repos ( je suis conscient que cette comparaison est imparfaite ) , de même Dieu Qui nous aime de toute éternité, après la faute originelle, celui de la désobéissance qui a entraîné la séparation de l’homme avec Dieu son bien suprême ; n’a pas voulu nous laisser errer à perte de sens mais dans son immense amour il a envoyé son fils son unique qui nous a rejoint au plus profond de notre misère personnelle et de celle de notre monde afin que ce dernier le Christ prenne sur lui notre péché et la mort éternelle, par sa passion sa mort et sa résurrection par amour pour nous. Il offre l’humanité à son Père par son obéissance son écoute de la volonté de son Père de Sauver chacune de nos personnes

. Le chant du serviteur souffrant que nous avons médité en ce dimanche nous révèle l’obéissance d’un Dieu, le Christ Jésus qui par amour pour nous a accepté la souffrance, l’humiliation et la mort et quelle mort, celui de l’esclave (la mort sur la Croix) en se faisant écoute de la volonté du Père de donner son salut à l’humanité qui encore aujourd’hui comme les foules de Jérusalem clame Hosanna  ( de grâce Sauve). Ce cri est encore le nôtre de manière particulière et je nous invite à accueillir cette grâce que le Seigneur veut nous faire en cette période particulière.

Dans la lecture de la Passion nous pouvons entrer dans ce mystère du salut en contemplant ce don que le Christ fait de lui-même en avançant vers sa mort pour nous rendre la Vie celle même de Dieu. Le Christ nous prend dans son cœur pour nous offrir à son Père Céleste en se donnant en nourriture pour nous ; le Seigneur nous invite à nous nourrir en ce Temps de Pandémie spirituellement afin de trouver et recevoir la force de Lui en l’acclamant Hosanna.

Demandons au Seigneur et à la Bienheureuse Vierge Marie de nous donner la force nécessaire pour chanter Hosanna et vivre de ce Salut qui nous est offert, en entrant avec le Christ dans cette grande Semaine du Don de Dieu à l’humanité.

Père Pierre-Mathieu N’Diaye

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Méditation de Matej Dragoner

Responsable Diocésain des jeunes

le 4 avril 2020

 

Pendant que je lisais les lectures, dans mon esprit sont venues les paroles que Jésus a priées pendant le dernier repas :  « Qu’ils soient parfaitement un ». C’était sa dernière volonté et sa dernière prière avant qu’il ne soit trahi et laissé seul par ses amis les plus proches.

N’est-il pas tragique de voir comment il a pu devenir désespéré si vite ? Sa dernière prière était que tout le monde ne fasse qu’un avec lui et avec le Père, mais seulement quelques instants après que tout le monde ait été dispersé dans toutes les directions. On pourrait croire que non seulement Père n’a pas entendu ses prières, mais qu’il a fait quelque chose de complètement contraire. Comme cela peut être difficile pour Jésus ! Je me demande combien il peut être difficile de faire confiance et d’avoir confiance quand tout s’écroule. Combien il peut être difficile de croire que Dieu entendra nos prières alors qu’il semble que cela se passe quelque chose de complètement opposé.

Nous vivons des moments difficiles, nous sommes dispersés dans toutes les directions et dans tous les endroits et quelqu’un pourrait être désespéré en voyant à quel point nous sommes dispersés. Mais en même temps, nous sommes plus que jamais unis dans nos prières. En regardant tous les chrétiens divisés, toutes les « églises », catholiques, orthodoxes, protestantes, nous pourrions être désespérés parce que nous entendons parler de nouvelles divisions chaque jour.

Mais n’oublions pas que Dieu fera toujours ce qu’il a promis, même si cela semble complètement contraire. Dans les lectures d’aujourd’hui, il y a un espoir : « Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre. J’en ferai une seule nation », « ils n’auront tous qu’un seul berger »… « Celui qui dispersa Israël le rassemble, il le garde, comme un berger son troupeau. »

N’oublions pas que Jésus est mort pour nous « c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ». 

Matej Dragoner

 

 

 

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Méditation de Huguette Folli

Membre du Conseil Pastoral

le 3 avril 2020

Antienne d’ouverture:

            « Pitié, Seigneur, car je suis en détresse; Tu es mon Dieu, mes jours sont dans Ta main. »

Face aux calomnies de la foule, le prophète Jérémie met sa confiance en Dieu: « Le Seigneur est avec moi » et il garde l’espérance « Chantez le Seigneur, louez le Seigneur: Il a délivré le malheureux de la main des méchants ».

Dans ce temps de carême où nous sommes invités à marcher dans les pas du Seigneur,

dans ce temps troublé par l’épidémie et le confinement,

c’est dans la Parole de Dieu que nous puisons force et réconfort.

Dans l’épreuve que nous traversons, dans ces moments d’incompréhension et de crainte,

nous ne sommes pas seuls, soutenus par la tendresse de Dieu.

Disons comme le psalmiste: « Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur: Il entend ma voix », mais nous marchons vers la Lumière de Pâques où le Christ, vainqueur de la mort, dissipera toutes ténèbres.

Sûrs de l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous et forts de cette Foi, demeurons dans la Joie et l’Espérance.

Huguette Folli

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Méditation de Jean-Hugues Bartet,

Diacre permanent,

le 2 avril 2020

Jésus nous dit aujourd’hui, dans l’Evangile : « si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort » ! (Jn 8, 51-59). Et pourtant, chaque jour, à la radio ou à la télé, nous entendons le décompte des morts dues au Covid 19, en France et dans le monde. Peut-être avez-vous déjà appris la mort d’une personne de votre famille ou d’un ami, frappé par le virus. C’est notre cas.
Alors comment comprendre ?

« Si quelqu’un garde ma parole », nous dit Jésus. Quelles paroles pouvons-nous alors « garder » ?
Je vous en propose deux.

La première, sur ce que dit Jésus de notre rapport à la mort. L’observation des écosystèmes montre que la mort d’un être vivant est toujours source de vie pour d’autres êtres vivants. Dieu a gravé dans la nature que la mort est source de vie. Jésus vient le proclamer et dire « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15,13). Jésus ne dit pas « mourir », il dit « donner sa vie ».

La seconde parole que nous pouvons garder est celle sur l’alliance entre Dieu et Abraham. « J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle », dit Dieu (Gn 17,7). Comment penser alors que cette alliance puisse être rompue après la mort d’Abraham ? Les contradicteurs de Jésus affirment qu’Abraham est mort, mais Jésus leur répond « Abraham a vu mon jour et s’en est réjoui ». L’alliance avec Dieu permet la vie au-delà de la mort et nous avons la chance d’être invités à une telle alliance éternelle. Quelle joie pour chacun d’entre nous !

Dans ce temps de carême en épidémie, nous voyons beaucoup de gens qui risquent leur vie pour sauver la vie des autres ou pour travailler, sans qu’on les voie, à rendre possible notre vie quotidienne. Pour nous-mêmes, notre quotidien a été radicalement changé et nous nous sommes rendus plus attentifs à des points concrets de notre alliance avec Dieu. Nous luttons à notre manière contre ce qui tue vraiment : les dégâts du péché, les refus de cette alliance de vie.

La nuit de Pâques, Jésus va illuminer notre vie sans la crainte de voir la mort. Courage sur le chemin que nous sommes en train de parcourir ensemble !

Jean-Hugues Bartet

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Méditation du Père Charles Honoré

le 1er avril 2020

En ces temps troublés, l’évangile nous invite à sortir pour mieux rentrer en nous-mêmes. « Vous, vous êtes d’en bas » dit Jésus aux scribes et aux pharisiens (23). Et c’est aussi à nous qu’il s’adresse « Vous êtes de ce monde » (23). Les scribes et les pharisiens, et chacun d’entre nous, sommes invités à sortir de notre quotidien, de nos certitudes, de nos limites, et donc de notre péché pour prendre de la hauteur. Sortir de nous-mêmes pour accueillir Celui est d’en haut (23). Comment le reconnaître ?  Il vient chez nous si nous sortons de nous-mêmes pour le laisser remplir notre cœur et notre intelligence.

Il convient de nous émerveiller devant cette déclaration de Jésus : « Je suis d’en haut » (23). C’est l’émerveillement et non le doute qui conduit à la connaissance. Notre foi commence et s’achève dans l’émerveillement. Nous voyons comme c’est essentiel en ce temps de crise. Hier, « Le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant et dresse-le au sommet d’un mât ». Le peuple regardait et ils étaient guéris (1°lect). Aujourd’hui, ceux qui regardent le Christ, élevé sur la Croix, sont promis à la résurrection. « Le Christ a pris la mort et l’a attachée à la croix et nous avons été délivrés de la mort » (Saint Augustin). Quelle merveille !

Avec l’émerveillement, laissons-nous bouleverser par le témoignage du Christ : « Je ne fais rien de moi-même : je dis ce que le Père m’a enseigné » (28). Si « beaucoup crurent en lui » (30), c’est qu’il ne parlait pas de lui-même mais témoignait du Père et les introduisait dans son cœur. C’est la Parole du Père qui va entrer en nous et transformer notre vie. « Il ne m’a pas laissé seul » dit Jésus (29). Si le Christ habite en nous, si nous croyons qu’il est « Je suis » (24 et 28), nous pourrons dire : « Le Seigneur s’est penché du ciel, il regarde la terre pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devaient mourir » (Ps 101,21).

 Voilà qui ravive notre espérance. Nous avons la perspective. Elle nous est donnée par le Seigneur lui-même. Avançons donc avec force et courage, dans la paix. Le Seigneur nous donne les moyens d’aller vers Lui. Il est temps de nous livrer totalement à son amour, même et surtout si cela passe par la Passion et la mort. Il est ressuscité et il nous entraîne dans cette victoire.

Père Charles HONORE

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Méditation du Père Philippe Michel

le 31 03 2020

NE CRAINS PAS !

 

« Les nations craindront le nom du Seigneur, et tous les rois de la terre, sa gloire : quand le Seigneur rebâtira Sion, quand il apparaîtra dans sa gloire, il se tournera vers la prière du spolié, il n’aura pas méprisé sa prière. » (Ps 101, 16-18). La liturgie de ce jour nous propose ce psaume et au moment où nous allons entrer dans le temps de la Passion du Christ, nous avons la certitude qu’Il entend nos prières. La prière des petits, des humbles, des pauvres de Dieu, notre prière personnelle et communautaire. Nous Lui confions nos épreuves, nos souffrances, notre désarroi, notre impuissance mais aussi la force et la puissance de notre intercession, de notre demande, et de notre action de grâce. Car nous puisons en Lui et en cette prière des hommes, telle qu’elle est exprimée dans le psaume 101, le courage, la foi, la volonté d’avancer et de progresser. De fait la prière est la rencontre vécue avec le Seigneur, un moment d’intimité, d’intériorité, de désert pour lutter contre le mal, et désirer plus que tout cette rencontre amicale avec Lui. Elle nous permet de dialoguer librement et sans jugement avec Lui. C’est pourquoi le Christ a donné sa vie, librement, pour nous. Pour nous sauver. Parce qu’Il nous aime. Parce qu’Il nous entend. Il reprend d’ailleurs la supplication des hommes dans le psaume 21 sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps 21, 2). Le Christ répond par le don de sa vie, de sa mort et de sa résurrection. La croix que nous regardons et contemplons, parce que le Christ est cloué sur celle-ci, nous apprend à revenir à l’essentiel, au Fils de Dieu qui regarde l’humanité et prends pitié, qui regarde les hommes et les considère comme ses frères, qui regarde le monde et désire lui apporter la lumière éternelle par sa mort.

Beaucoup se sentent abandonnés, spoliés, exclus. Mais le Seigneur est là, présent ! Le Seigneur est là près de chacun ! Il ne méprise aucun être humain. Il a Lui-même été méprisé et humilié (cf Is 53, 3.7 ; Mt 27, 27-37), nous l’entendrons dans le récit de la Passion, chez nous, à la maison, en nous associant et priant les uns pour les autres. Il s’agit donc de revenir au sens de la vie : donné par Dieu, au sens de l’amour incarné par le Christ au cours de sa mission, au sens de la disponibilité et de la foi comme les disciples ont suivi Jésus (cf Mt 4, 19-20) et comme Marie accueillant la Parole du Seigneur par l’Ange Gabriel (cf Lc 1, 31-33.38). Revenir tout simplement et humblement au Christ : visage du Père qui comble les hommes, les renouvelle par sa grâce et les fait entrer dans sa gloire : la nouveauté de sa vie !

Oui, le Seigneur entend nos cris ! Et le psalmiste affirme : « Que cela soit écrit pour l’âge à venir, et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu. » (Ps 101, 19).

 

Philippe MICHEL.

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Méditation d’Hélène Schwarzbrodh,

membre du Conseil pastoral,

le 30 03 2020

« Si je traverse le ravin de la mort, je ne crains aucun mal »

Deux femmes. Suzanne la femme fidèle, victime de deux pervers faux témoins et la pécheresse surprise en flagrant délit. Toutes deux accusées d’adultère. Mais où sont les complices présumés ? Seules les femmes sont menacées de mort au nom de la loi.

Suzanne crie vers le Seigneur, clame son innocence et s’en remet à Dieu. L’autre demeure muette : mais qui connait le cri qui peut retentir dans son cœur ?

Dieu entend la prière de Suzanne, il suscite un sauveur à l’innocente, les méchants sont confondus et châtiés. La loi est appliquée.

Pour l’autre, Jésus, qui lit dans les cœurs, renvoie dos à dos accusateurs et accusée : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». De justicier, Dieu se fait miséricorde et relève la pécheresse. « Va et désormais ne pèche plus ». Jésus rend à cette femme sa dignité de fille d’Israël, sa liberté et sa responsabilité.

Qui a le droit de juger ? Dieu seul sonde les reins et les cœurs.

Dieu de miséricorde, crée en moi un cœur pur, donne-moi ton regard d’amour pour mes sœurs et frères, apprends-moi à pardonner, à respecter tous tes enfants quelques soient leurs vies ou leurs croyances.

Rends-moi la joie d’être sauvée.

Hélène Schwartzbrodh

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Méditation de Matej Dragoner

le 29 03 2020

Avant-hier, nous avons pu être les témoins d’un moment magnifique. En pleine crise où nous sommes appelés à rester dans nos maisons, nos esprits étaient unis au pape et à nos frères et sœurs dans la prière devant Jésus. Nous étions connectés dans la prière même si nous étions physiquement déconnectés. Nous priions ensemble avec le pape même si nous n’étions pas réunis dans la basilique Saint-Pierre.

Chaque jour, nous avons la possibilité d’être unis dans la prière avec les membres de notre paroisse, avec nos prêtres.  D’une certaine manière, nous sommes privilégiés. Le peuple d’Israël n’était pas privilégié à l’époque d’Ezéchiel. En ce temps-là, ils ont vécu l’un des moments les plus difficiles de leur histoire. À ce moment-là, ils n’avaient ni roi ni pays, il n’y avait pas de prêtres qui pouvaient offrir des sacrifices parce que leur temple était détruit. Ils se sont sentis perdus et abandonnés par Dieu. Ils disent un verset avant notre première lecture : « Nos os sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus ! »

Cependant, Dieu ne les a pas laissés seuls.  Il leur a envoyé Ezéchiel dont le nom a une signification: Dieu est fort. Dieu est plus fort que tout et que quiconque. Il était avec eux et il a partagé leurs expériences. Ezéchiel a également vécu quelque chose que beaucoup d’entre nous ont vécu : la perte d’un être bien-aimé.  Il était dans la même situation que beaucoup de personnes aujourd’hui qui ne peuvent pas assister aux funérailles de leurs bien-aimés. Dans le chapitre 24 nous pouvons lire que sa femme est morte et que Dieu lui a dit : « fils de l’homme, voici, je t’enlève par une mort soudaine ce qui fait les délices de tes yeux. Tu ne te lamenteras point, tu ne pleureras point, et tes larmes ne couleront pas. Soupire en silence, ne prends pas le deuil des morts ». Dieu lui a demandé quelque chose qu’il ne pouvait pas comprendre à ce moment-là, et il l’a accepté. Plus tard, quand tous les autres se sont retrouvés dans la même situation, il a compris pourquoi Dieu lui avait demandé de faire ainsi.

Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous sont perdus, beaucoup d’entre nous sont confus et beaucoup d’entre nous ont peur. À nous tous, comme au temps d’Ezéchiel, de la persécution, Dieu nous demande d’accepter des choses que nous ne pouvons pas saisir, que nous ne pouvons pas comprendre, mais en même temps il nous donne une réponse, une belle promesse : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferez remonter, ô mon peuple. Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai. »

Matej Dagroner,

Responsable diocésain de la Pastorale des jeunes

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Méditation du Père Philippe Michel

le 26 03 2020

CROIRE AUX ŒUVRES DE DIEU !

 

Le Christ nous invite dans l’Evangile de ce jour (cf Jn 5, 31-47) à croire en Lui. Croire en Dieu, son Père, qui lui donne la mission d’annoncer aux hommes les oeuvres divines. Il est Lui-même l’œuvre de Dieu ! Il rend témoignage au Père. Un témoignage de vie, de foi, d’espérance. Et plus que cela Il est le témoignage par excellence : saint, parfait, miséricordieux, juste et libre. Et le Père lui rend témoignage (cf Jn 5, 37). Dans cet esprit et la volonté de Celui-ci, Jésus est le don du Père aux hommes. Cette offrande est signifiée par le Pain de vie. Le Fils de Dieu est le Pain vivant descendu du ciel (cf Jn 6, 51). Ce passage d’Evangile introduit donc le discours du pain de vie que nous trouvons chez Saint Jean au chapitre six.

   Le Christ est notre nourriture éternelle. Il nous rassasie par sa présence. En nous. Elle nous pénètre. Elle nous nourrit de l’espérance et de la foi dont nous avons besoin en ces temps difficiles. Nous trouvons dans la personne du Christ, Pain de vie, force et courage. Un accompagnement, le don de Lui-même pour comprendre que nous avons à vivre auprès de nos frères le même don. Un accompagnement, une présence auprès de ceux qui souffrent plus particulièrement et auprès de tous car cette présence est signe de fraternité. En Christ nous devenons pain vivant, son Corps, comme l’affirme Saint Paul, pour glorifier Dieu ; et nous aimer les uns les autres. Le Pain de vie nous apprend malgré l’éloignement physique à entrer de manière plus active dans le commandement de l’amour, par la prière, la pensée, la relecture de nos rencontres, de notre vie ecclésiale. Celui-là même que Jésus nous rappellera au soir du Jeudi-Saint (cf Jn 13, 14-15) signifié par le geste du lavement des pieds, et manifestant encore qu’Il est bien le don de Dieu pour les hommes en se livrant, se donnant comme le Pain vivant. Pain de la Nouvelle Alliance (cf Mt 26, 26-28).

                      Alors, croyons en Dieu : croyons au Père qui rend témoignage au Fils. Croyons au Fils qui accomplit la volonté de son Père. Croyons en l’Esprit-Saint qui développe en nous la foi : cette confiance totale en Dieu !

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 Méditation du 21 03 2020:

Père Pierre-Mathieu N’Diaye

  Lætare Jérusalem,

et conventum  facite, omnes qui diligitis eam ;

 gaudete cum lætitia,qui in tristitia fuistis,

ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestræ.

 Réjouis-toi, Jérusalem,

et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez.M

 Soyez dans la joie et l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse,

 afin d’exulter et d’être rassasiés aux mamelles de votre consolation.

 

   Frères et sœurs bien aimés, en ce quatrième dimanche du carême (mi-carême), huitième jour de notre communion priante, l’Eglise nous invite à la joie. Cela peut paraître paradoxale, mais le Seigneur nous invite plus que jamais à la joie, non à une joie éphémère mais à celle du mystère de notre salut (de nous savoir infiniment aimé et sauvé par Dieu), avec nos frères et Soeurs Catéchumènes qui vont être baptisés à Pâques.

            Comment vivre de cette Joie alors que tout semble aller mal ?

 Les lectures de ce Dimanche que nous avons méditées nous éclairent, et encore plus ce temps du carême qui nous permet d’être seul avec le Seul, en Eglise sur notre chemin de conversion.

       La première lecture, nous invite à vivre en plénitude de cette Joie, en nous laissant transformer au plus intime de nousmême par Dieu (jusque dans nos plans, nos jugements, …) afin de regarder et de voir comme Dieu et de nous émerveiller de la merveille que Dieu a déposé au fond de nous et de nos frères et soeurs.

         Le Psaume 22 (23) nous invitent de manière particulière à fonder notre espérance en Dieu qui aujourd’hui encore veut manifester sa présence en nous et à côté de nousmême si cette dernière peut se faire silence, il reste toutefois notre compagnon de route qui veut nous faire  goûter à cette joie des enfants de Dieu, malgré les événements que notre monde traverse Dieu veut nous rassurer encore une fois à ne pas nous laisser voler notre Joie de nous savoir aimé et Sauvé par le Christ et à notre tour de répandre cette Joie autour de nous de manière particulière en ces temps de détresse. Car nous savons qu’au bout du tunnel il y a la Lumière véritable qui nous attend, le Christ.

           Dans la seconde lecture SaintPaul nous invite à faire ce voyage, ce passage intérieur avec le Christ notre lumière, qui veut que nous ayons ce regard divin sur notre monde. De passer avec lui de l’ombre de la mort à la lumière éternelle, comme le peuple de Dieu vers la terre promise en passant par les eaux du baptême pour devenir lumière pour notre monde. Autrement dit nous pouvons être lumière de notre monde aujourd’hui par la puissance de notre prière d’intercession qui nous fait entrer dans la Joie qui est celle même de Dieu à savoir, permettre à chaque personne humaine de connaître Dieu et de vivre de lui afin d’être des lumières pour notre monde et de lui donner la joie pour laquelle les hommes et les femmes sont faits. Cette Lumière que nous sommes devenus par la grâce du Christ nous met dans la joie et nous permet de voir à la manière de Dieu qui veut le bien de l’humanité. Ce qui nous mène maintenant dans cette Evangile de la guérison de l’aveugle de naissance.

                Dans cet Evangile est posée l’éternelle question de l’origine du mal par les disciples à Jésus  et encore aujourd’hui par nous et notre monde, Notre Seigneur nous répond: ce mal ne vient pas de Dieu car Dieu est un Père aimant et miséricordieux. Cet Evangile nous révèle une double guérison que le Seigneur va opérer pour cet homme, manifesté par une double libération de ce dernier qui représente chacune de nos personnes et notre monde. Le Seigneur le libère de la dépendance (du bon vouloir des gens qui veulent le sortir de sa situation ou se débarrasser de lui en lui donnant une pièce), en  invitant cet homme à aller vers la source jaillissante qu’est le cœur de Dieu a la suite de la samaritaine de dimanche dernier, où il va trouver cette lumière véritable qui lui permettra de voir à la manière de Dieu et de vivre de la joie de Dieu qui l’illumine et le pousse à cette profession de foi pour tout attendre de Dieu. Aujourd’hui le Seigneur par cet Evangile nous invite à nous laver à la source de sa grâce en accueillant sa lumière pour qu’à notre tour nous devenions des lumières pour notre monde, afin que la joie de Dieu et la lumière du Christ illuminent nos existences et notre monde de façon particulière en ces temps de détresse.

       Je nous invite à devenir des monastères invisibles au cœur de notre monde par notre prière d’intercession en accueillant cette lumière qui vient du Seigneur pour voir les personnes et relire les évènements avec les yeux de la foi à la manière de Dieu afin de vivre de cette joie de se savoir aimé et sauvé par le Christ, qui est avec nous au cœur même de notre détresse.

         Demandons frères et sœurs par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie la grâce de vivre de cette joie de Dieu à la manière de cette Mère toute aimante par notre prière d’intercession pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen

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